L’Equipe

Pour être quelqu’un, il faut être plusieurs
Emile Ajar (Romain Gary)

Répèt

Estelle Savasta Ecriture et mise en scène

D’abord chargée d’action culturelle et artistique auprès de Gabriel Garran, Estelle Savasta a été pendant deux ans assistante de Wajdi Mouawad au Théâtre de Quat’Sous à Montréal. Elle travaille plus particulièrement sur «Incendies».
De retour à Paris, elle crée la compagnie « Hippolyte a mal au coeur » et met en scène Le Grand Cahier d’Agota Kristof à Mains d’oeuvres.
En 2006, Pierre Ascaride l’associe au projet artistique du Théâtre 71-scène nationale de Malakoff. Elle y met en scène des lectures collectives, anime des ateliers en milieu scolaire et dirige l’atelier amateur.  A la demande de Pierre Ascaride, elle conçoit et met en scène avec Valérie Puech et Mylène Bonnet Petites formes autour d’une table, A la rencontre de Wajdi Mouawad en octobre 2006. Le spectacle continuera sa tournée en 2011-2012.
En complicité avec Benoit Lambert, elle met en scène Et ta Soeur ? de et avec Pierre Ascaride créé à l’automne 2007 au Théâtre 71 et en tournée sur la saison 08/09.
En février 2008, elle écrit et met en scène Seule dans ma peau d’âne, dont le texte est publié aux Editions Lansman.
Elle collabore avec Emmanuelle Laborit à la création d’Héritages, spectacle en français et langue des signes française, créé en janvier 2011 à l’International Visual Theatre. Le spectacle sera repris en tournée sur la saison 2011-2012.
En 2011, Estelle Savasta écrit et met en scène Traversée à l’International Visual Theatre. Spectacle bilingue (français et langue des signe française) sur la migration et le voyage, son histoire est traversée par bien d’autres questions : Celle de la lignée, de ce que l’on reçoit sans le savoir, des héritages inconscients. Celle du lien, de ce qui nous attache les uns aux autres. Celles des mères et des filles, de l’abandon, de la filiation. Celles de la liberté et du don. Traversée sera en tournée jusqu’en 2013-2014.

Bastien AuthiéInterprétation

J’ai commencé dans le cirque. En 1997, j’ai créé la compagnie Marche ou rêve dont je ne fais actuellement plus partie. Dezakordam, le premier spectacle que nous avons monté, est toujours en tournée. J’ai donc débuté par le clown, en passant par le mime et la danse, ce qui m’a finalement amené au théâtre gestuel. Mes différentes expériences, notamment aux côtés d’Agnès Coisnay ou encore Anne Sicco, m’ont naturellement orientées vers un théâtre gestuel. Les nombreuses formations auxquelles j’ai participé (de théâtre corporel avec le Théâtre du mouvement et l’Œil du Silence, de cirque avec Ludor Citric, d’effets spéciaux avec la formation CFPTS, de magie « nouvelle » au CNAC) continuent à nourrir mon travail. A présent, je fais partie de la compagnie Les Cailloux Sauvages qui se concentre sur le très jeune public. Je travaille également sur les performances d’Andrew Maurice et avec le Théâtre de cuisine (théâtre d’objet). J’ai travaillé autour du dernier spectacle d’Estelle Savasta, Traversée, pour lequel j’ai participé à des ateliers de sensibilisation à la langue des signes.

Véronique Lechat – Interprétation

Véronique Lechat a suivi la formation de l’ESAD-Paris. Avec la compagnie d’Edouard Signolet, Le Cabinet Vétérinaire, elle joue dans Main dans la main de Sofia Fredén, Pourrie une vie de princesse du même auteur, créées à Théâtre Ouvert en 2008 et 2010. La pièce Buffles de Pau Miro est actuellement en cours de création. Elle travaille avec Maryline Klein, François Leonarte, Julien Feder, participe à plusieurs reprises aux Nuits d’Eté à l’Hôtel Gouthière avec les metteurs en scène Sophie Caffarel (Musique brisée de Veronese), Aurore Evain (Le lieu perdu), Stéphan Druet (Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare) et Jean-Louis Bihoreau (Renaud et Armide de Cocteau). Véronique Lechat travaille aussi avec les chorégraphes Philippe Decouflé et Kitsou Dubois. Elle met en scène la poésie de Ghérasim Luca dans Son corps Léger, et Une baignoire révolutionnaire de Matéï Visniec. Elle enregistre des fictions radiophoniques pour Radio France, tirées d’auteurs classiques ou contemporains, et participe à des lectures-concert, des lectures de poésie ou de scénarios. Au cinéma elle tourne dans des court-métrages, avec les réalisateurs Sébastien Bardet (Je ne veux pas être comédienneHomme à prendre), Julien Gritte et Charles Jaeger (Sail me to the moon) ou Hugo Chesnard (Un grain de beauté), qui lui vaut le prix d’interprétation du public au Festival Jean Carmet, et celui du jury au Festival Cas d’rage.

 Jessica BuresiInterprétation

Je commence le théâtre très tôt. Je suis formée par Patrice Bigel, metteur en scène de la Compagnie La Rumeur, avec qui je fais ses gammes théâtrales et découvre la danse et la musique. Depuis 10 ans je collabore avec Rémy Yadan, pensionnaire à la Villa Médicis, notamment pour son dernier spectacle « Movimento Parallelo ». Je joue Nour dans « Traversée », écrit et mis en scène par Estelle Savasta,  Egalement chanteuse, je participe au dernier album de Magik Malik « Tranz Denied ». Je viens d’enregistrer son premier album avec Paul Levis, « For the Kids at Home », nous nous produisons en concert depuis juin 2014. J’ai travaillé avec les 26000 couverts, Bastien Lallemand, David Lafore, Philippe Découfflé et Rares Uglean. Je fais aussi des voix off, de la voltige équestre au Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne et je commence le ukulélé.

Camille Forgerit – Interprétation

Issue de la formation professionnelle du Conservatoire National de Région de Bordeaux, Camille Forgerit travaille avec Laurent Rogero puis avec Jean Bojko autour du projet « Les 80 ans de ma mère». Elle poursuit son travail à Lille où elle joue « Hiver » de Jon Fosse avec la compagnie des Limbes. Elle a collaboré avec Frédéric Laforgue dans « La Dispute » de Marivaux  et avec Cédric Veschambre dans «-Derniers remords avant l’oubli » de Jean-Luc Lagarce. Récemment, elle a suivi des formations auprès de Pierre Alféri et Jean-Yves Ruff (« La poésie à l’épreuve du jeu ») ou de Robert Bella, Sarah Egermann, Scott William et Larry Sillvesberg à New-York.
Elle rejoint la compagnie Hippolyte a mal au coeur dès décembre 2008 et est l’interprête du spectacle « Seule dans ma peau d’âne » dans l’adaptation d’Estelle Savasta

Alice Duchange – Scénographie et costumes

Après mes études en BTS d’art textile, et un diplôme des métiers d’ art costumier réalisateur à Lyon, j’ai intégré en 2005 l’école du théâtre nationale de Strasbourg en section scénographie-costume où je me suis formée auprès de Pierre André Weitz, Daniel Jeanneteau, Benoît Lambert, Richard Brunel. Depuis 2008, je travaille sur les scénographies et les costumes des spectacles d’ Estelle Savasta., Seule dans ma peau d’âne, Traversée et Le préambule des étourdies. De 2011 à 2014 j’ai fait partie, avec 16 autres artistes, de l’atelier partagé LaMezz à Lyon. Je fais partie de la compagnie des Hommes approximatifs, dirigée par la metteure en scène Caroline Guiela Nguyen et ai réalisé les scénographies de Se souvenir de Violetta, du Bal d’ Emma, et de Elle brûle. En costume, j’ai collaboré aux projets de Benoit Bradel sur A.L.I.C.E et Rose is a rose et de Dan Artus sur Le peuple d’Icare. En scénographie, j’ai aussi travaillé avec Marion Chobert, Anne Laure Liegeois, Christian Duchange, Jean Lacornerie, Julien Geskoff, Hervé Dartiguelongue et Saturnin Barré.

Kristelle ParéCréation vidéo

Jeune adulte j’adorais raconter des histoires et creuser des questions. J’aimais à la fois les arts plastiques et l’histoire, l’anthropologie, le journalisme. C’est ce qui m’a fait aller vers la scénographie, qui selon moi fait le liant de tous ces aspects. J’ai alors suivi une formation de scénographie / création costume à l’école Saint-Hyacinthe au Québec. Ensuite, j’ai fait l’école des Beaux-arts de Montréal, puis une école d’architecture en France. Je cherchais le lien entre l’espace public et raconter des histoire, un aller-retour qui me touche dans le théâtre. Concernant les arts plastiques j’aime beaucoup travailler avec la photo et la vidéo. Je fais également des installations qui mélangent ces médiums mixtes. Je suis donc arrivé à un dialogue entre l’image et l’espace. Je suis venu en France au Théâtre du Peuple et je m’y suis installée quelques années plus tard. Depuis je travaille avec plusieurs compagnies, comme celle du Chat Borgne de Jean-Yves Ruf ou encore la compagnie Arnica.

Je pourrais comparer Le Préambule des étourdis à un iceberg car la thématique des handicaps minuscules est finalement un prétexte à quelque chose de beaucoup plus large. Je trouve intéressant la matière dans laquelle nous nous sommes embarqués. Toute la dramaturgie s’est construite dans un travail en commun et ce travail de recherche me plaît. Ce qui m’intéresse c’est que la vidéo soit en rebond au jeu, qu’elle dialogue avec le plateau. Cet espace est à la fois une fenêtre et un huit clos.

Romain LalireEffets visuels

J’ai commencé la magie à 7 ans lorsque j’ai reçu une boite de magie à noël. A cette époque, j’étais extrêmement timide, et cette passion m’a aidé, m’a forcé à aller avec les autres. J’ai rencontré plusieurs magiciens, participé à des clubs spécialisés. A 21 ans, je suis entré à l’école du Mime Marcel Morceau. Depuis toujours j’adore et je déteste la magie car dans certains cas elle est un objet de consommation. Mais c’est une très bonne école. J’ai longtemps travaillé pour d’autres magiciens : Stefan Leyshen, Thierry Collet. Ma première vraie collaboration au théâtre fut sur Le cercle des illusionnistes créé par Alexis Michalik.

Dans le projet du Préambule des étourdis, ce qui me plait est d’amener la magie ailleurs et cela par le biais d’une véritable écriture. Les casseroles c’est un projet qui, je pense, parle à tout le monde. La notion du groupe me parle tout autant car j’ai compris récemment que j’avais enfant des facilités pour “manipuler“ les gens (mais que je ne mettais pas en pratique, que j’ai mis de côté). Je pense que j’ai légitimé ces qualités par mon métier.

Yann LepageRégie général

J’ai commencé mon parcours artistique par les Beaux-Arts. Je participais à un atelier d’artiste dans un squat. Nous avons ensuite occupés différents lieux avant de s’approprier le Théâtre 347, qui est aujourd’hui l’International Visual Theatre. C’est là que j’ai appris la régie lumière, la régie son et la régie plateau au contact des différentes compagnies qui venaient jouer dans ce lieu. Ça me plaisait de participer à une aventure collective car j’avais vraiment l’impression d’être dans le présent. J’y ai rencontré des équipes pour qui j’ai ensuite travaillé, comme la compagnie ACTA, avec qui je travaille régulièrement depuis. Pendant cinq ans, j’ai été régisseur général du Théâtre Main d’œuvre où j’ai rencontré Estelle Savasta car nous accueillons son spectacle Le Grand Cahier. Elle cherchait un régisseur et c’est comme ça qu’a débuté ma collaboration avec la compagnie Hyppolite a mal au cœur, sur la tournée du spectacle Seule dans ma peau d’âne. J’ai ensuite tournée sur Traversée.

Les casseroles du Préambule des étourdis sont à la fois toutes ces choses qui nous font souffrir mais qui font également partie de nous. Cela se confond beaucoup avec la question de l’identité. Parfois on aime quelqu’un aussi pour ses casseroles. Sur ce projet, je suis fasciné par le comédien Bastien Authié, et je trouve passionnant d’y introduire de la magie. L’emploi de la vidéo donne l’impression d’être à l’intérieur d’un crâne et d’y regarder par une lorgnette.

 

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